Piémont des Vosges · Savoir-faire
L'alambic ambulant, trois jours par an
Une distillation itinérante qui remonte à l'après-guerre.
Récit de Hugo Meyer · dimanche 12 avril 2026 · 1381 lectures
L'alambic arrive tiré par un tracteur, une cuve de cuivre qui traîne derrière elle une remorque de billes de bois. Il reste trois jours sur la place, et pendant trois jours, la place sent la quetsche chaude.
Le fonctionnement n'a pas changé : on apporte ses fruits, on pèse, on note à la craie, on repart avec ses litres et l'on paie la façon. Le distillateur connaît chaque famille et se souvient des années de gel.
Ce qui a changé, ce sont les fruits : avant, tout le monde avait des quetsches. Aujourd'hui, certains apportent des poires, une des myrtilles, et quelqu'un a essayé le coing, une fois. On en parle encore.
Raconté par Hugo Meyer
De village. Membre du carnet du coin.
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