Marais de la Brenne · Savoir-faire
Couper le roseau, un savoir qui manquait de disparaître
Deux jeunes ont repris la coupe à la faucille, avec l'aide d'un ancien de 78 ans.
Récit de Toine Barbier · vendredi 20 février 2026 · 1134 lectures
En 2014, il ne restait plus qu'une personne dans le territoire à savoir couper le roseau correctement : André, soixante-dix-huit ans, et une faucille qu'il n'avait jamais prêtée.
Toine et une amie sont venus une saison aider, surtout pour porter les bottes. Trois ans plus tard, ils coupaient seuls. Le geste s'apprend en une saison : couper vert, en décembre, au ras de l'eau, et mettre en botte serrée avec un lien de roseau fendu.
Aujourd'hui, la toiture de la mairie de Mézières est en roseau local, posée par cette équipe. André est venu voir et n'a rien dit, ce qui, dans le pays, veut dire que c'était bien.
Raconté par Toine Barbier
De village. Membre du carnet du coin.
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